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Chapitre Premier

Mon embarquement à Dieppe pour les Antilles de l'Amérique, et ma prise par deux Corsaires de Salé.

Pour m'acquitter de ce que j'ai promis en finissant l'histoire des Conquêtes de Moulay Archy et de Moulay Seméin, son frère et son successeur, et pour satisfaire entièrement la curiosité du Lecteur en reprenant les choses dès leur origine, je lui dirai que je partis de Paris le dernier jour de juillet de l'année 1670, avec Claude Loyer la Garde, mon cousin, et d'un de nos amis, pour faire un voyage dans les Indes Occidentales de l'Amérique.

Étant arrivés à Dieppe le 19 août, nous nous embarquâmes le seizième septembre (après avoir payé chacun cinquante-six livres pour notre passage) sur une Frégate appelée La Royale, du port de six-vingts tonneaux[1], qui était commandée par Isaac Beliart, Capitaine Dieppois, qui l'avait armée avec six pièces de canon.

Après que nous nous fûmes embarqués, Madame de la Montagne, le mari de laquelle avait été Capitaine des anciens Habitants de l'île de Saint-Christophe, s'embarqua aussi pour y retourner avec le Chevalier son fils, quelques valets et servantes. Le Gouverneur de Longueville, son gendre, avec quantité de Dames et de Gentilshommes, l'accompagnèrent jusqu'à bord de notre Vaisseau, où ils furent régalés d'une grande collation et de quantité de canonnades. Le même jour, on amena aussi à bord un jeune Gentilhomme Normand, parce qu'il avait malheureusement tué son frère aîné, que le père aimait uniquement.

Sur le soir, un vent d'Est convia notre Pilote de mettre à la voile. Mais sur le minuit, le vent ayant changé tout à coup au Sud-Ouest et se rendant plus fort de moment en moment, la Mer en devint tellement agitée que les fréquentes vagues qui passaient sur notre Tillac[2] commencèrent à nous épouvanter. Nos Matelots, accoutumés à la tempête, ne firent que rire.

Néanmoins la tourmente, qui s'augmentait toujours et qui nous menaçait d'un naufrage, nous obligea de nous ôter de la Rade de Fécamp où nous courrions le bord, pour nous mettre à l'abri des côtes d'Angleterre. Nous fûmes mouiller l'ancre entre deux Caps, appelés les Pointes de Perez et de la Rie. Mais comme nous y rencontrâmes deux Vaisseaux dont le haut des Mâts paraissait encore, et que le mauvais temps continuait toujours, notre Pilote fut d'avis de lever l'ancre et de relâcher aux Dunes, deux lieues au-delà de Douvres, où nous serions plus à l'abri à cause que les hautes Falaises d'Angleterre nous couvriraient mieux du vent qui s'était mis à l'Ouest.

Nous débarquâmes en ce lieu, et restâmes quatre jours à terre pour nous rafraîchir. Ce lieu n'est considérable que par le nombre des Vaisseaux qui s'y assemblent pour attendre le beau temps, et qu'il est défendu de trois forts Châteaux. Les Dames y sont fort galantes, civiles et admirablement belles. Le jeune Gentilhomme Normand dont je viens de parler, qui était d'une complexion fort amoureuse et qui parlait bon Anglais, voulant faire connaissance avec elles, s'engagea dans une affaire d'où il ne serait pas sorti heureusement s'il n'avait été secouru par quelques-uns des nôtres.

Le premier jour d'octobre, le vent s'étant mis au Nord-Est quart de Nord, une flotte de Vaisseaux Hollandais et d'Hambourgeois qui allait dans le Levant, et l'Escadre de l'Amiral Bleu d'Angleterre ayant mis à la voile, nous voguâmes dans leur Compagnie l'espace de deux jours, pendant lesquels nous eûmes l'agréable divertissement des fanfares de leurs Trompettes et des Canonnades qu'ils tiraient réciproquement. Nous nous en séparâmes à la vue de l'Île de Wight, et nous cinglâmes vers notre route jusqu'au huitième jour avec un vent favorable.

Mais le neuvième, le vent se mit au Sud-Ouest et devint tout à fait contraire ; il rendit la Mer tellement furieuse que nous fûmes contraints jusqu'au douzième d'abandonner notre Vaisseau à la merci du vent et de l'orage. Une nuit, comme nous étions tous sous le Tillac, excepté le Capitaine et le Pilote qui étaient dans la Dunette, un coup de Mer impétueux passa sur le bord du Vaisseau, lui fit faire un demi plongeon, et il nous aurait infailliblement coulés à fond si la bonté Divine n'eût incontinent envoyé une vague qui releva la Proue du Navire, sans quoi nous étions infailliblement perdus.

Enfin le treizième octobre au matin, la tempête cessa, et un Arc-en-Ciel qui parut nous ramena le beau temps. Le quinzième sur le soir, nous rencontrâmes trois gros Vaisseaux Hollandais qui revenaient des côtes de Barbarie, où ils avaient brûlé quelques Corsaires de Salé, à ce qu'ils nous dirent. Ils nous demandèrent si nous n'avions point rencontré un Flibot[3] qui en était, et qui leur était échappé, duquel ils nous avertirent de nous donner de garde, parce qu'il n'était pas éloigné. En suite de quoi, nous étant entre-salués, chacun continua sa route.

Le lendemain matin, qui était le seizième, comme nous faisions nos Prières, un garçon qui était au haut du grand Mât cria qu'il voyait deux Navires à la proue de notre Vaisseau, qui n'étaient qu'à deux lieues de nous. Comme nous allions les uns sur les autres, en peu de temps nous nous rencontrâmes à la portée du canon. Ils portaient des Pavillons Turcs, et nous mîmes le nôtre. Ils nous demandèrent qui nous étions et où nous allions. Leur ayant répondu que nous venions de Dieppe et que nous allions à l'Amérique, ils nous dirent qu'ils étaient d'Alger, qu'ils avaient la paix avec nous et que nous ne devions rien craindre ; que notre Capitaine allât seulement à leur bord leur montrer ses Passeports, et qu'ils n'en désiraient pas davantage.

C'est ainsi que ceux de Salé prenaient nos Vaisseaux, et c'est de la même manière que ceux d'Alger en usent aujourd'hui que nous avons la paix avec le Roi de Maroc : ce qui leur donne une grande facilité de s'en rendre les maîtres, et à quoi on pourrait facilement remédier si l'on se donnait la peine d'y penser.

Le Capitaine, trop crédule ou trop lâche, ne voulut point suivre l'avis du Pilote ni des Matelots, qui lui remontrèrent que l'un de ces Vaisseaux était le Flibot dont les Hollandais les avaient le soir précédent avertis de se donner de garde, et qu'il valait mieux se défendre que de les croire. Il fit mettre la Chaloupe en mer, et prenant avec soi six des meilleurs Matelots, il nous quitta en disant que si les Vaisseaux étaient ennemis, il jetterait son chapeau dans la Mer pour signal de nous défendre. Mais au contraire ce malheureux nous vendit ; car (ayant pris de grandes assurances pour son Vaisseau, en sorte qu'il se faisait riche par sa perte) au lieu d'accomplir sa promesse, il écrivit un billet au Pilote par lequel il lui mandait de ne rien craindre, et que l'on laissât entrer les Mahométans à bord, qui ne voulaient seulement que voir si nous n'avions point d'Étrangers cachés.

Le Pilote ayant obéi à ses ordres, les Maures ne furent pas plutôt entrés à bord que, tirant les armes qu'ils tenaient cachées sous leurs capots, ils commencèrent à frapper sur les premiers qu'ils rencontrèrent. Lorsque je vis que c'était tout de bon et que personne ne faisait résistance, j'abandonnai un fusil que je tenais après l'avoir tiré, et je me retirai des premiers. Je descendis dans l'une de leurs Chaloupes, où un diable de Noir qui la gardait me saisit incontinent au collet, et me présenta sur la tête une hache d'armes pour me faire peur. Néanmoins il me fit signe de demeurer en repos, et qu'il ne me ferait point de mal si je lui voulais laisser faire ce qu'il souhaitait. Il m'ôta tout ce que j'avais de meilleur sur moi, après quoi il ne me dit plus rien.

Le chamaillis pendant ce temps fut furieux sur le Tillac. Les Maures, qui ne trouvèrent aucune résistance, tuèrent un jeune Huguenot âgé de treize à quatorze ans d'un coup de fusil qu'ils lui tirèrent dans le ventre ; et le Chevalier de Malte, fils de la Dame de la Montagne, reçut quelques coups de Cimeterre dont il fut légèrement blessé.

Les Maures s'étant rendus nos maîtres, ils nous menèrent dans leurs Vaisseaux où nous fûmes tous dépouillés, et fouillés jusqu'aux lieux les plus secrets pour voir si nous n'y avions point d'argent caché. Ensuite ils nous comptèrent quarante que nous étions, tant grands que petits, avec quatre femmes, et ils nous partagèrent également entre les deux Vaisseaux, aussi bien que le reste du butin. Le Chevalier de la Montagne et la Dame sa mère demeurèrent avec le Reys Courtebey ; et mon cousin et moi fûmes de ceux qui furent transférés dans le Bord de Mahamet Reys, qui était le Capitaine de l'autre Navire Corsaire, et un Révolté d'Alger qui s'était joint avec Courtebey quelques jours après que les Hollandais eurent donné la chasse à ce dernier, et qu'il se fut échappé de leurs mains à la faveur de la nuit. Car en effet Courtebey montait le Flibot, duquel les Hollandais nous avaient avertis de nous donner de garde.

Nous ne fûmes pas plutôt entrés dans ce Vaisseau qu'on nous mit les fers aux pieds, dix ensemble à une même chaîne. Après avoir vu ce qui était dans notre prise, et s'en être contentés, ils reprirent la route de Salé d'où ils étaient partis. Nous arrivâmes à la vue de cette Ville le vingt-quatrième octobre au matin. Un Corsaire Anglais qui attendait le retour de ceux-ci, et qui était à l'ancre à l'embouchure de la Barre, nous ayant découverts, mit incontinent à la voile. Mais comme il n'avait que cinquante hommes dans son Bord, il se contenta de nous donner la chasse à coups de canon pour tâcher de nous faire rendre.

Nos Corsaires, malgré ses coups, gagnèrent la Barre où ils s'efforcèrent d'entrer. Mais comme la Mer avait beaucoup baissé et qu'il n'y avait pas assez d'eau, ils se remirent en mer pour faire voile le long de la côte. L'Anglais les suivit, les approcha de si près et les brisa en tant d'endroits qu'il contraignit le Corsaire dans lequel j'étais de s'échouer avec sa prise contre des Rochers, où nous pensâmes tous périr. Le Vaisseau de Courtebey se sauva à la faveur de la nuit dans le petit Port de Fidella[4], à douze lieues de Salé.

Lorsqu'on nous débarqua à terre, une jeune et très belle fille de Normandie, que la Dame de la Montagne menait avec elle, tomba dans la Mer avec sa servante. Les Matelots Chrétiens furent promptement à leur secours ; mais ils ne purent sauver que la servante, à cause que l'autre avait passé par-dessous la quille du Vaisseau et s'était noyée. Et lorsque nous arrivâmes à terre, nous la trouvâmes sur le sable toute nue, car les Maures l'avaient déjà dépouillée.


Repères historiques

« nous nous embarquâmes [...] sur une Frégate appelée La Royale » — Dieppe est en 1670 l'un des grands ports d'armement français vers les Antilles. Dès l'époque de Richelieu, la ville normande sert de point de départ pour la Martinique et la Guadeloupe. L'armateur Jean Ango en avait fait, sous François Ier, un centre du commerce transatlantique. Mais ce rôle décline dans le dernier tiers du XVIIe siècle, au profit des ports atlantiques comme Nantes et La Rochelle. En 1694, une flotte anglo-hollandaise bombardera Dieppe en représailles contre ses corsaires, ruinant définitivement le port.

Source : « Histoire du Port », Régie Port de Dieppe, portdedieppe.fr ; « Les ports européens et les Antilles », ahmuf.hypotheses.org

« Capitaine des anciens Habitants de l'île de Saint-Christophe » — Saint-Christophe (aujourd'hui Saint-Kitts) est le berceau de la colonisation française aux Antilles. En 1625, le Normand Pierre Belain d'Esnambuc s'y installe et partage l'île avec les Anglais de Thomas Warner. Avec le soutien de Richelieu, il fonde la Compagnie des îles de Saint-Christophe, qui deviendra la Compagnie des îles d'Amérique. C'est depuis Saint-Christophe que les Français colonisent ensuite la Martinique et la Guadeloupe. L'île sera finalement cédée à l'Angleterre par le traité d'Utrecht en 1713.

Source : « Saint-Christophe (colonie française) », Wikipédia, fr.wikipedia.org

« nous fûmes mouiller l'ancre [...] aux Dunes, deux lieues au-delà de Douvres » — Les « Dunes » désignent The Downs, un mouillage célèbre au large de Deal, dans le Kent. Protégé à l'est par les bancs de sable des Goodwin Sands et au nord par la côte, cet abri naturel servait depuis des siècles de point de rassemblement pour les flottes attendant un vent favorable pour descendre la Manche. En 1639, la marine hollandaise y avait détruit une flotte espagnole réfugiée dans les eaux anglaises lors de la fameuse bataille des Downs. Le mouillage était défendu par trois châteaux forts, dont celui de Deal, toujours visible aujourd'hui.

Source : « The Downs (ship anchorage) », Wikipedia, en.wikipedia.org ; « History of Deal Castle », English Heritage, english-heritage.org.uk

« l'Escadre de l'Amiral Bleu d'Angleterre » — La Royal Navy était alors divisée en trois escadres identifiées par des couleurs : Rouge, Blanc et Bleu. Chaque escadre avait son propre amiral, vice-amiral et contre-amiral. L'escadre Bleue, la troisième en ordre de préséance, arborait un pavillon entièrement bleu. Ce système, inauguré sous Elizabeth Ire pour organiser les grandes flottes, a perduré jusqu'en 1864. Ce spectacle de navires de guerre voguant en formation, trompettes et canonnades, devait être impressionnant pour un jeune Parisien de dix-neuf ans embarqué pour la première fois.

Source : « Coloured squadrons of the Royal Navy », Wikipedia, en.wikipedia.org

« trois gros Vaisseaux Hollandais qui revenaient des côtes de Barbarie, où ils avaient brûlé quelques Corsaires de Salé » — Les Provinces-Unies menaient régulièrement des expéditions punitives contre les ports corsaires du Maroc. Les corsaires de Salé, héritiers de la fameuse République du Bouregreg (1627-1668), étaient à l'origine des Morisques chassés d'Espagne, rejoints par des renégats européens et des marins locaux. Même après la prise de contrôle par le sultan alaouite Moulay Rachid en 1668, l'activité corsaire se poursuivait depuis l'embouchure du Bouregreg, protégée par ses hauts-fonds. En 1627, ces corsaires avaient poussé leurs raids jusqu'en Islande.

Source : « Pirates et corsaires de Salé », Wikipédia, fr.wikipedia.org ; « République du Bouregreg », Wikipédia, fr.wikipedia.org

« Ils portaient des Pavillons Turcs [...] ils nous dirent qu'ils étaient d'Alger » — La ruse du faux pavillon était une tactique classique des corsaires barbaresques. Les navires de Salé se faisaient passer pour des Algérois, avec lesquels la France avait signé la paix, afin d'approcher sans méfiance les navires marchands. Des renégats parlant les langues européennes servaient d'intermédiaires pour rendre le piège crédible. Moüette dénonce explicitement cette ruse, qui permettait aussi bien aux Saletins qu'aux Algérois de capturer les vaisseaux français sous couvert de diplomatie.

Source : « Pavillons pirates et corsaires », Wikipédia, fr.wikipedia.org ; « Stratégies, ruses et astuces », corsaires.ca

« ce malheureux nous vendit ; car ayant pris de grandes assurances pour son Vaisseau » — Le capitaine Beliart semble avoir contracté une assurance sur son navire avant le départ, puis livré délibérément l'équipage aux corsaires pour toucher l'indemnité. Cette accusation de trahison par appât du gain est remarquable : elle montre que l'assurance maritime, encore jeune en France (l'ordonnance de la Marine de Colbert qui en codifie les règles ne date que de 1681), pouvait déjà faire l'objet de fraudes. Le contraste entre la prudence du pilote, qui reconnaît le flibot signalé par les Hollandais, et la « crédulité » intéressée du capitaine, est saisissant.

Source : « L'assurance maritime à Dunkerque au XVIIIe siècle », Cairn.info, cairn.info

« on nous mit les fers aux pieds, dix ensemble à une même chaîne » — Les captifs chrétiens au Maroc vivaient dans des conditions extrêmement dures. Enchaînés par groupes, ils portaient des fers pesant jusqu'à dix-huit ou vingt livres chacun. Sous Moulay Ismaïl, qui succède à Moulay Rachid en 1672, la population captive au Maroc dépassera les 25 000 personnes. Beaucoup seront employés aux gigantesques chantiers du palais de Meknès, sous la menace constante du fouet. Moüette lui-même passera onze ans en captivité, apprenant l'arabe et l'espagnol auprès d'un de ses maîtres.

Source : « Le Maroc sous Moulay Ismail, prison à ciel ouvert pour les esclaves chrétiens », Yabiladi, yabiladi.com ; « Le Maroc du XVIIe siècle dans le récit de captivité de Germain Mouette », revues.imist.ma

« le Chevalier de Malte, fils de la Dame de la Montagne, reçut quelques coups de Cimeterre » — L'Ordre de Malte (les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem) avait pour mission officielle la « police des mers » contre les corsaires barbaresques. Ses chevaliers, souvent de jeunes nobles, s'entraînaient sur les galères de l'Ordre en Méditerranée. Capturer un chevalier de Malte représentait pour les corsaires un butin symbolique autant que financier, car l'Ordre payait généralement de bonnes rançons. L'ironie est cruelle : ce jeune chevalier, formé pour combattre les Barbaresques, se retrouve lui-même captif.

Source : « Corsaires de la foi ou rentiers du sol ? Les chevaliers de Malte dans le "corso" méditerranéen au XVIIe siècle », Persée, persee.fr

« Un Corsaire Anglais qui attendait le retour de ceux-ci » — La présence d'un corsaire anglais croisant au large de Salé n'est pas un hasard. L'Angleterre, puissance navale montante, avait ses propres intérêts à protéger contre les Barbaresques et entretenait une relation ambiguë avec le Maroc, faite de commerce, de diplomatie et de représailles militaires. Dès 1636, la flotte anglaise avait bombardé la Kasbah de Salé pour mettre fin à une guerre civile entre factions corsaires. Ce navire anglais, avec seulement cinquante hommes à bord, tente néanmoins de libérer les captifs à coups de canon, poussant le corsaire de Moüette à s'échouer sur des rochers.

Source : « République du Bouregreg », Wikipédia, fr.wikipedia.org


  1. « Six-vingts » : système vigésimal encore courant au XVII^e siècle, soit 6 × 20 = 120 tonneaux. ↩︎

  2. Tillac : pont supérieur d'un navire. ↩︎

  3. Flibot (ou flibot) : petit navire de guerre rapide, de l'anglais flyboat. ↩︎

  4. Fidella : aujourd'hui Fedala, ancien nom de Mohammedia, sur la côte atlantique du Maroc. ↩︎